Le capitalisme, c’est quoi ? Quelques éléments de réflexion…

Le capitalisme est un système politique, économique et social dont le principe fondamental est la recherche systématique de plus-values obtenues grâce à l’exploitation des travailleurs par les propriétaires des moyens de production et de distribution. Leur but est de transformer la plus grande partie possible de ces plus-values en capital supplémentaire qui engendrera à son tour davantage de plus-values.
esclavage
Plus simplement, nous, salariés, travaillons dans le seul but de permettre à nos actionnaires de récolter le fruit de notre travail. Et pour que l’on puisse continuer à travailler, notre employeur nous donne un salaire (salaire qui n’est pas le même pour tous afin de nous mettre en concurrence entre nous). C’est le principe de l’exploitation capitaliste.
Pour récolter le fruit de notre travail, le capitalisme nous pressure toujours plus : que ce soit en augmentant notre temps de travail avec un accord “compétitivité-emploi” (comme dans l’usine SMART), en accroissant notre productivité (objectifs toujours plus élevés), en dégradant nos conditions de travail (surcharge de travail), en limitant la hausse des salaires (comme notre direction l’a fait en 2015 avec un gel des salaires) ou encore en supprimant des emplois (comme c’est le cas dans notre entreprise depuis de nombreuses années).

Par ailleurs, la division du salariat et le manque de rapport de force actuel incitent les États au service des grandes multinationales à rogner toujours plus sur les acquis sociaux comme en France par exemple ( Loi macron, loi sur la sécurisation de l’emploi, démantèlement du code du travail, etc..).

Pour faire passer la pilule, le patronat a une arme secrète : le dialogue social !

Ils font signer des accords à des organisations syndicales puis ils expliquent aux salariés qu’après d’âpres négociations, un bon compromis a été trouvé dans l’intérêt de tous.
L’objectif, en réalité, c’est d’aggraver l’exploitation que nous subissons (salaire, temps de travail, suppression d’emplois, hausse de productivité, dégradation des conditions de travail…).
On pourrait se demander pourquoi des organisations qui prétendent défendre nos intérêts de salariés tombent, années après années dans ce panneau. Mais pour exister, il faut avoir un rôle. Et c’est plus facile d’avoir un « bon » rôle que de se battre chaque jour…

Alors oui, les primes de M. Combes sont insupportables (retraite chapeau, golden parachute ou golden hello). Et si elles correspondent “simplement” au fonctionnement “normal” du capitalisme, il est juste de les dénoncer pour l’indécence qu’elles représentent.

Oui nos conditions de travail se dégradent et la pression s’accroît… mais c’est plutôt logique au vu des résultats lors des élections CE/DP de 2012: le dialogue social, toujours le dialogue social… avec des négociations qui ressemblent bien souvent à une mascarade, en se vantant d’avoir changé une virgule à un accord déjà préétabli.

Tout ça pour pouvoir dire auprès des salariés que l’on a obtenu quelque chose. Et puis si la pilule pour ce syndicalisme d’accompagnement est difficile à avaler, il y aura toujours l’option du PV de désaccord.
Pour la CGT ce n’est pas notre conception du syndicalisme, l’histoire nous l’a montré, seul le rapport de force nous a permis d’obtenir des avancées sociales.

Les prochaines élections CE/DP c’est pour bientôt, donc si vous pensez qu’il faut se battre pour changer tout ça,
rejoignez la CGT !