Élections SFR – Égalité au travail: un enjeu majeur !

CGT élections

L’égalité au travail, c’est quoi ?

L’égalité, c’est l’absence de toutes discriminations quels que soient le sexe, l’âge, l’origine sociale, ethnique, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, le handicap, l’état de santé, l’opinion syndicale, politique ou religieuse… 20 critères de discrimination sont prohibés par la loi.
Cette égalité doit s’appliquer notamment sur les aspects de rémunération, d’embauche, de déroulement de carrière,  d’équilibre vie privée/vie professionnelle…
Pour la CGT, l’égalité au travail doit notamment se traduire par une politique volontariste de l’entreprise de supprimer toute forme de discrimination. Cela doit également se traduire par un socle de droits et de garanties sociales de haut niveau.
La CGT demande donc l’ouverture d’une négociation sur l’égalité au travail qui traiterait notamment de :

  • la lutte contre toutes les discriminations, et notamment envers les populations LGBT*,
  • la mise en place d’un dispositif permettant, notamment, de supprimer les inégalités de rémunération et de
  • déroulement de carrières entre les hommes et les femmes,
  • des droits et garanties liés à la parentalité, y compris pour les populations LGBT,
  • des droits renforcés pour les salariés handicapés ou ayant à leur charge des personnes handicapées.
    *LGBT = Lesbiennes, Gay, Bi et Trans

 

Non-discrimination: un enjeu de société !

La discrimination est une cause d’inégalités. Elle se fonde tant sur la sous-représentation d’une typologie d’individu dans un collectif de travail que sur les stéréotypes de genre véhiculés par la société dans son ensemble.
Par exemple, dans les stéréotypes de genre que la société véhicule, les femmes ont la réputation d’être « douces, bienveillantes », d’être plus à l’écoute que les hommes… De fait, on aura plus tendance à les cantonner dans des postes d’assistantes que sur des postes de leadership. Elles sont aussi « plus dans la communication, savent organiser, respectent les procédures »… Donc elles seront parfaites à la com ou au marketing, au juridique… En revanche, elles seront plus volontiers écartées des activités où il est généralement convenu qu’il faut être capable de « s’affirmer ». Le patriarcat et le sexisme restent solidement ancrés dans notre société, et les discriminations, qui en découlent, perdurent aussi.
On sait aussi que, dans une équipe très hétéronormée où les propos ou comportements homophobes sous forme de mauvaises blagues sont admis, un salarié gay finira par être fragilisé psychologiquement.
Il serait facile de trouver de nombreux exemples pour les différentes populations LGBT… et pour tous les autres critères de discrimination aussi.
La discrimination nous concerne tous, elle peut être établie ou contextuelle, elle peut frapper sans distinction, à tout moment au cours d’une carrière.
La combattre est possible de plusieurs manières: en parler, la dénoncer pour les autres et pour soi, mais aussi au travers de la loi car des outils juridiques existent pour cela.
La direction doit mettre en place des bonnes pratiques et communiquer sur le sujet, notamment en dénonçant les stéréotypes de genre.
Enfin, c’est aussi le rôle des organisations syndicales que de lutter contre les discriminations.
En effet, les discriminations affaiblissent et divisent les salarié-e-s.
Lutter contre les discriminations c’est lutter pour l’unité du collectif de travail et contre les mises en concurrence des salarié-e-s.
Pour la CGT c’est un combat au quotidien. Ce combat nous devons le porter tous ensemble et avec plus de vigueur.

 

L’égalité femmes / hommes, c’est l’affaire de toutes et tous !

En France, le premier facteur d’inégalité Femmes/Hommes est le temps de travail :

  • en matière de taux d’activité: celui des femmes de 25-54 ans est inférieur de 10 points à celui des hommes ;
  • en matière de sous-emploi et de temps de travail: près de 10 % des femmes sont en situation de sous-emploi, contre 4 % pour les hommes ;
  • le nombre de femmes travaillant la nuit a doublé en vingt ans ;
  • les tâches ménagères sont toujours assumées à 80 % par les femmes ;
  • en matière de temps partiel : 30 % des femmes travaillent à temps partiel, 80 % des salariés à temps partiel sont des femmes,
  • la différence de temps de travail est donc la première cause des 27 % d’écarts salariaux entre hommes et femmes.

Si les écarts de temps de travail sont moins prononcés chez SFR, il n’en reste pas moins vrai que la majorité
des salarié-e-s à temps partiel de l’entreprise sont des femmes.
Lorsque l’on ajoute à cela les écarts de rémunération et le déroulement de carrière moindre pour les femmes par rapport aux hommes, on voit bien que chez SFR comme ailleurs, l’égalité Femmes/Hommes est loin d’être acquise (en 2015 94% des salarié-e-s en catégorie B sont des femmes).
Et ce ne sont pas les mesures symboliques prises par la direction qui vont régler rapidement et durablement
ce problème.
Pourtant, lutter contre ces inégalités est une obligation de l’employeur. Malheureusement, cette problématique
est sous-estimée par une majorité de représentants du personnel.
Voter pour la CGT aux élections, c’est nous donner collectivement les moyens de lutter contre ces discriminations.
Cette lutte est l’affaire de tou-te-s. Si les écarts sont supprimés, cela permettra à tou-te-s de bénéficier de la  dynamique en termes de mobilité, d’augmentation de salaire, de droits et garanties…
Femmes et hommes, votre intérêt, le 22 mars: C’est de voter CGT !

 

Parentalité, des droits pour toutes et tous !

Quel salarié de l’entreprise, qui a un ou plusieurs enfants, ne s’est jamais dit: “il me faudrait davantage de jours enfant malade” ?
La CGT revendique le droit à 5 jours d’absences autorisées payées par an et par enfant en cas de maladie.
Par ailleurs, de nombreuses entreprises donnent une prime de rentrée aux salariés ayant des enfants à charge. Pourquoi pas chez SFR ?
De même, il existe un congé rentrée scolaire pour accompagner ses enfants. Qu’en est-il à SFR ?
Trouver une place en crèche est un véritable parcours du combattant, la CGT revendique l’augmentation du nombre de berceaux disponibles pour les salariés de l’entreprise.
Nous demandons que soit sécurisé, dans un accord d’entreprise, le congé parentalité accordé chez SFR aux
salarié-e-s en couple avec une personne de même sexe, en cas de naissance ou d’adoption d’un enfant.
La direction doit ouvrir une négociation sur l’égalité au travail et répondre favorablement aux besoins des salariés !

 

Un autre regard sur le handicap !

Pour que les regards changent sur le handicap, il faut d’une part accélérer le travail de pédagogie entrepris afin que cesse toute forme de discrimination.
Il faut, d’autre part, permettre aux salariés handicapés ou ayant à leur charge une personne handicapée de concilier vie privée et vie professionnelle. Cela nécessite parfois des aménagements d’horaires, des adaptations de poste de travail ou de tâches.
Mais cela nécessite aussi des droits renforcés:

  • Augmentation du nombre de jours d’absences autorisées payées pour raison médicale (de 3 à 5 jours/an),
  • Création d’un congé exceptionnel de 5 jours pour les “aidants” par an et par salarié.
Préservons nos emplois, le 22 mars, votons CGT !