Diffusion CGT sur Altice Campus 8 mars – Syndiqué.e.s pour l’égalité

8 mars UGICTDiffusion aux salarié.e.s du site de l’Altice Campus pour le 8 mars !

Les femmes sont aujourd’hui plus diplômées que les hommes en France et pourtant, elles gagnent en moyenne 26 % de moins.

Chez les ingénieur.e.s, cadres et technicien.ne.s (les ICT), les inégalités de rémunération entre femmes et hommes sont essentiellement liées à trois éléments :

– la non-reconnaissance des qualifications dans les métiers à prédominance féminine,

– les inégalités cumulées sur les carrières et l’accès plus difficile aux postes à responsabilité (le fameux « plafond de verre »),

– la part variable de la rémunération.

Or les inégalités femmes/hommes ne sont pas une fatalité !

5 PROPOSITIONS POUR FAIRE DE L’ÉGALITÉ F/H UNE RÉALITÉ

• Sanctionner les entreprises et les administrations qui discriminent : elles sont majoritaires et les sanctions ne concernent pourtant qu’une in me minorité d’entre elles. Il faut les contraindre à respecter la loi et à supprimer effectivement les écarts de rémunération et de carrière, comme le fait dorénavant l’Islande.

• Revaloriser les métiers à prédominance féminine : les femmes sont concentrées dans un nombre relativement restreint de secteurs (éducation, santé, social, soins, ressources humaines, communication, juridique, etc.) pour lesquels les qualifications sont moins reconnues et moins bien rémunérées que dans les métiers où les hommes sont majoritaires. Ainsi par exemple, il n’est pas acceptable qu’à l’embauche, une sage-femme gagne 400€ de moins par mois qu’un ingénieur hospitalier alors qu’il s’agit du même niveau de quali cation (bac+5) et du même niveau de responsabilité.

• Faciliter l’articulation entre vies professionnelle, familiale et sociale pour les femmes et pour les hommes : réduire le temps de travail et mettre n au culte du présentéisme, encadrer strictement les forfaits-jours, garantir un droit à la déconnexion les soirs et week-ends, mettre en œuvre de critères d’évaluation non-sexistes.

• Gagner des droits pour la maternité et la parentalité : discrimination à l’embauche et pendant la carrière, remarques sexistes ou désobligeantes, les témoignages recueillis par l’UGICT-CGT sur le site vdmere.fr ont montré que la maternité n’est toujours pas acceptée au travail. Pour que toutes et tous puissent avoir des enfants et une carrière professionnelle, il faut allonger le congé de paternité et le rendre obligatoire, mieux rémunérer le congé de paternité et le congé de maternité, créer des places d’accueil pour les jeunes enfants et organiser la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

• Lutter contre les violences sexistes et sexuelles : 80 % des femmes se disent victimes de sexisme au travail et 20 % de harcèlement sexuel au travail ; 230 000 femmes sont victimes chaque année de violences conjugales avec souvent comme conséquence la placardisation ou la perte de leur emploi. Il faut protéger les victimes contre le licenciement et les sanctions, mettre en place des référent.e.s violences formé.e.s, capables d’accompagner les victimes et indépendant.e.s de l’employeur, organiser, sur le temps de travail, 1h de sensibilisation annuelle de l’ensemble du personnel sur les violences.