Communication CGT SFR : LA CGT VOUS AIME, PATRICK DRAHI NON PLUS !

CGT FAPT

LA CGT VOUS AIME, PATRICK DRAHI NON PLUS !

Le 14 novembre 2017, alors que le cours d’Altice dévissait en Bourse, Patrick Drahi faisait une déclaration d’amour aux salariés de SFR. A l’instar de Trump ou de Macron, Patrick Drahi lançait aux salariés éberlués « Je vous aime ! » depuis l’auditorium du Campus SFR à Saint- Denis. Il semble que les déclarations d’amour soient de mode quand il s’agit de faire passer des pilules …

Message d’un grand cynisme de la part de celui qui déclarait, il y a encore peu de temps :

“SFR était devenue une vraie fille à papa” (Assemblée nationale mai 2015)
ou encore :

“Je n’aime pas à payer les salaires. Je paye aussi peu que possible.” (septembre 2015, New York)

 Etrange message aussi de la part de celui qui a supprimé 5.000 emplois, soit 1/3 des effectifs, dans un plan de départs dits volontaires, d’une ampleur sans précédent en France, désorganisant totalement l’entreprise tout en prétendant vouloir la réorganiser, après avoir décliné des orientations stratégiques qui n’en sont pas et un projet prétendument industriel qui est avant tout financier, faisant « valser » ses dirigeants et faisant perdre tous leurs repères aux salariés. Sans se soucier non plus des 1.500 salariés de SFR Service Client, éjectés vers une filiale aux méthodes barbares dans les domaines managériaux et sociaux.

Ce sont là les méthodes d’une bande de profiteurs qui ne connaissent d’une entreprise que ses aspects financiers, incapables d’imaginer un projet fiable et viable dans la durée, imposant leur choix de girouette … La méthode Drahi a créé une machine à brouiller aussi bien les repères individuels et collectifs des salariés que l’avenir industriel de l’entreprise.

Aujourd’hui, la Direction voudrait remobiliser tout le monde. Elle croit pouvoir obtenir notre adhésion ? Nous sur le terrain, nous partageons avec nos collègues. Et nous les entendons chaque jour, désabusés, qui attendent seulement que nos patrons se plantent. Ils l’attendent avec impatience, et ce jour-là, les vendeurs de champagne feront des affaires. Certes, ils savent que eux aussi vont payer cet échec, mais comme ils ont étés plongés dans une servitude dont le seul objectif est l’engraissement exclusif, il ne leur reste pas d’espoir ou de perspectives constructives.

Pendant ce temps, dans des interviews distillées sur l’Intranet, la Directrice Exécutive des Ressources Humaines tient un discours totalement éloigné de la réalité du terrain, déconnecté de l’inquiétude dans laquelle se trouvent les salariés, celles et ceux qui sont restés par choix ou non, celles et ceux qui n’ont pas réussi à partir et à qui on demande de se remobiliser fissa !

« Sinon, il leur reste la démission, ce n’est pas un catalogue de Noël ! » lâchait-elle aux organisations syndicales réunies en salle du Conseil du Campus à Saint-Denis le 11 décembre 2017, devant Armando Pereira et Alain Weill.

Depuis sa tour d’ivoire, la direction a lâché « généreusement » 1000 € bruts tel un pourboire pour le petit personnel, elle fait celle qui offre à tous les salariés du groupe, une complémentaire santé qui va coûter à nombre d’entre nous une augmentation de 25% des cotisations, elle met en place un télétravail dont l’objectif est avant tout de tenter de régler un problème de mètres carrés sur le nouveau site de Quadrans dans lequel l’entreprise n’avait aucune raison de déménager sauf à faire payer un loyer par SFR à Altice.

L’accord « New Deal » et ceux qui ont suivi, étaient supposés être le fruit du dialogue social, mais que pouvait-il en sortir lorsque ce dialogue est basé sur des faux semblants, et où la confiance que nous pouvons porter à nos interlocuteurs approche du zéro absolu ? C’est ainsi que l’UNSA et la CFDT ont donné un blanc-seing à une équipe de vautours et de tricheurs pour virer des milliers de personnes. La CGT savait ce qu’il en était et n’aurait jamais signé un tel torchon. D’autres mouraient d’envie de le faire, mouillés dans une logique réformiste dogmatique qui les amène à sacrifier leurs collègues. Bravo !

Ce que veut la direction n’a aucun rapport avec ce que pourraient vouloir les salariés. Ses objectifs, ses moyens, ses projets – pour autant qu’elle en ait enfin des solides – ne sont aucunement en phase avec le débat constructif qui serait pourtant nécessaire. La direction met en danger l’entreprise. L’UNSA et la CFDT, en signant leurs accords, ont soutenu de fait leurs pratiques. Ces amicales patronales se rendent compte maintenant et très tard qu’ils se sont rendus complices des pires magouilles et menacent d’aller en justice.

Mieux encore à la SRR, l’UNSA ne se dégonfle pas, selon la revue de presse du marketing communication SFR du 14 février 2018. En effet l’UNSA est sur tous les terrains pour dénoncer le grand nombre de postes supprimés à la SRR. Mais Mesdames, Messieurs, c’est vous qui avez signé les accords qui ont permis à la direction de pouvoir le faire.

A ce stade, c’est la charité qui se fout de l’hôpital ou l’hôpital qui se fout de la charité ou les deux. Décidément ces amicales patronales ont bien du mal à assumer leurs décisions. Mais pourquoi ? Certainement parce que les élections auront lieu dans un an. Il est temps de passer en mode « Je me révolte » pour pouvoir assurer à l’UNSA et à la CFDT des sièges, qui leur permettront de continuer leur travail de collaboration patronal en toute liberté sans jamais devoir aller bosser. Nous espérons que les salariés ne seront pas dupes et qu’ils ouvriront les yeux.

La CGT ne s’interroge plus sur « la volonté » de la Direction à remobiliser les salariés et à restaurer une « confiance ». La seule réalité qui s’en dégage est la volonté de l’enrichissement des actionnaires et ce à n’importe quel prix !

REJOIGNEZ-NOUS !
Ensemble nous sommes plus fort.e.s ! Adhérez à la CGT !

Fédération nationale des salariés du secteur des Activités Postales et Télécommunications CGT

CGT UES SFR – Contacts sur Quadrans et Saint-Denis : 06 10 01 73 30 et 06 03 12 45 17

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